Quand l’amour vous fait signe de le suivre, suivez-le,

Bien que ses chemins soient rudes et escarpés.

Et lorsqu’il vous étreint de ses ailes, abandonnez-vous,

Bien que l’épée cachée dans ses pennes puisse vous blesser.

Et quand il parle, croyez en lui,

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste le jardin.


Vous donnez bien peu lorsque vous donnez de vos biens.

C’est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment.


Vous êtes le chemin et ceux qui cheminent.

Et quand l’un de vous tombe, il tombe pour ceux qui sont derrière lui, il les avertit qu’une pierre peut les faire trébucher.

Et il tombe, hélas, pour ceux qui sont devant lui et qui, bien qu’ayant le pied plus rapide et plus sûr, n’ont pas écarté l’obstacle de pierre.


Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans souci et vos nuits sans désir ni peine,

Mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses et que vous vous élèverez au-dessus d’elles, nus et sans entraves.


La raison et la passion sont le gouvernail et les voiles de votre âme de marin.

Que vos voiles ou votre gouvernail viennent à céder, vous ne pourrez plus que tanguer et aller à la dérive, ou vous maintenir à l’arrêt au milieu des mers.

Car la raison, gouvernant seule, est une force limitée et la passion, livrée à elle-même, est une flamme qui brûle jusqu’à sa propre extinction.


Vous êtes bons si vous marchez fermement et d’un pas hardi vers votre but.

Cependant vous n’êtes pas mauvais si vous y allez en boitant.

Même ceux qui boitent ne reculent pas.