Beaucoup sont révoltés en imaginant un Dieu qui punirait éternellement les péchés d’un jour, les péchés de faiblesse, d’obscurité ou d’errance. Et d’aucuns préfèrent nier tout enfer, l’annulant dans un pardon universel. Ou même, quand ils ne savent plus que faire des pécheurs qui s’opposent résolument à Dieu, ils ne voient d’autre solution que l’anéantissement.

Ils n’ont pas vu que l’enfer représente le plus extrême respect de Dieu pour la liberté de celui qu’il a créé libre, l’humilité infinie du Tout-Puissant qui accepte d’être mis en échec par le refus d’une créature. L’enfer est non pas subi mais choisi par ceux qui mettent leur plaisir à s’opposer à Dieu et qui n’accepteraient à aucun prix l’absolution ou la miséricorde. Il y a certainement peu d’êtres humains qui soient capables d’aller jusqu’au refus absolu, mais il y en a, témoins extrêmes de l’absolu de la liberté donnée à l’homme.