Les habitants des pays pauvres viennent dans les pays riches pour y chercher le moyen de mieux vivre, ou seulement de survivre. Finalement, quoi de plus normal ? Ils ne le font ni par plaisir de voyager, ni par goût de l’aventure, mais parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils ne viennent ni conquérir, ni menacer, mais seulement pour ne pas crever comme des bêtes.


Nous parlons de « réduire les inégalités ». S’agit-il d’opérer sur les membres du corps social comme un chirurgien « réduit » une fracture ? Prétendons-nous éliminer toutes les inégalités ? L’expérience montre que certaines inégalités sont « irréductibles ». Les sociétés (païennes) n’ont découvert qu’un seul moyen radical pour « réduire les inégalités » : c’est d’éliminer les « inégaux ».


Une nation qui ne croit plus à la justice et n’est plus capable de l’appliquer méprise ses juges. Une nation qui ne croit plus aux valeurs de l’instruction et de l’intelligence méprise ses instituteurs et ses maîtres. Une nation qui ne croit plus à la possibilité de vivre en paix s’en prend à ceux qui sont chargés d’assurer sa sécurité et sa paix.


L’homme d’action qui est mû par la vanité ne prendra jamais la bonne décision. L’orgueil n’est pas un principe sûr d’analyse stratégique, la volonté de puissance non plus. Le courage n’est pas la force de la brute ; il est fait de respect et d’amour, de désintéressement et d’oubli de soi-même. La puissance d’entraînement des hommes tient d’abord dans la capacité d’amour des hommes. Et la dureté nécessaire au commandement en certaines circonstances est d’autant moins incompréhensible qu’elle est vécue dans la compassion qui unit à la Passion du Christ.